✨ J’ai cherché à tout porter jusqu’à l’effacement de soi. Six ans de souffrance avant de choisir la vie. Mon camping-car n’est pas juste un moyen de transport, c’est une opération de sauvetage.
🌌 Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Et celui-là, l’Univers me l’avait fixé au détour d’un road trip solo, loin du vacarme du monde et des attentes étouffantes. C’est en devenant nomade, avec Bamboo et mon camping-car Aslan pour seuls témoins, que j’ai enfin compris ce qui se jouait dans les méandres de mon cerveau.
🎭 Le masque de la « perfection » : l’engrenage du sacrifice
🔥 Pendant des années, j’ai cru que ma valeur résidait dans ma capacité à me consumer pour les autres. J’ai une conscience professionnelle et personnelle au-delà du raisonnable. Je ne sais pas faire « juste assez » : je donne tout, et même plus, jusqu’à l’épuisement. Ce fonctionnement n’est pas adapté au monde corporate, et je l’ai payé cher.
Mon CV est long comme le bras, multi-tâches et multi-potentiels. Un vrai couteau suisse… Mais l’emprisonnement du salariat est le même partout : rien ne s’adapte à mes phases, à mes cycles, à mon intensité.
🚨 Le premier signal d’alarme : Juste avant le Covid, le premier grand burn-out a frappé. Je suis devenue un pantin, dormant 20h sur 24 pendant de longs mois. J’ai été licenciée. Derrière cette fatigue se cachaient aussi les cicatrices d’un événement post-traumatique. La chute est brutale pour les guerrières : on ne comprend pas. Pourquoi nous ? Mais ce n’est pas aux gens « normaux » que cela arrive… c’est à ceux qui s’investissent trop.
💔 Alors viennent la culpabilité de ne plus pouvoir rien faire, la colère, la tristesse, le désespoir, l’incompréhension de tomber si bas alors que je portais tout si haut…
Je suis passionnée par les animaux, ils sont mon remède et mon refuge, mais n’ayant plus la force de rien, j’ai dû me séparer de ma jument.
Puis, je me suis séparée aussi de l’homme autour duquel ma vie tournait depuis mon adolescence alors que nous étions en train de dessiner les plans de notre future maison. Coup final, je dois rendre l’appartement car je ne peux pas l’assumer seule.
🏚️ TOUT S’EFFONDRE. Il ne me reste que Bamboo, radeau de toutes mes tempêtes (et de précieux proches).
🌑 L’ombre du tunnel : quand le corps dit « Stop »
🌱Puis, quelques temps après, portée par la dopamine d’une nouvelle rencontre, j’ai pourtant tenté de reconstruire sur des ruines. Un mi-temps alimentaire pendant un an et demi pour acheter une maison et toujours ma micro-entreprise de petsitting, Ani-Mots, à côté…
🏚️ Le deuxième crash est arrivé une fois la maison achetée (un an après mon retour en entreprise…). Je démissionne en urgence et cette fois, j’étais laissée pour morte. Une énorme dépression de la tête aux pieds. Je ne voyais plus la lumière.
Je ne voulais pas mourir, mais je voulais que la douleur psychique s’arrête. Le monde extérieur était devenu un danger :
- 🚷 Agoraphobie : Aller à la boîte aux lettres, prendre ma voiture, faire des courses ou boire un café avec mes amies était impossible.
- 🤢 Symptômes physiques : Une anxiété logée dans les boyaux me vidant de toute force et une acné ravageant mon estime de moi.
- 🚫 Refus de l’anesthésie : La médecine voulait m’endormir à coups de cachets. Ma guidance intérieure a dit non. Je voulais me réveiller, pas m’anesthésier.
🗝️ L’alchimie de la reconstruction : mes outils de guérison
✨Ma remontée s’est faite un pas après l’autre, en explorant toutes les clés de l’âme et du corps, dans une quête de sens absolue. Voici quelques uns des soins qui m’ont permis de retrouver mon centre :
- 🧠 Thérapies de l’âme : Psychothérapie (EFT…), hypnose, constellations familiales.
- 🌀 Soins vibratoires : Theta Healing, ostéopathie énergétique, nettoyage des mémoires cellulaires.
- 🌿 Refuges sensoriels : Le sport doux, la marche en nature et le sauna — véritable sanctuaire pour calmer mon système nerveux.
🧘 Sur mon tapis de yoga, je restais près de la porte, prête à fuir, apprenant à gérer mes crises d’angoisse une respiration à la fois. Je refusais de sombrer car il faut payer ses factures pour vivre… alors en plus du petsitting, je me suis lancée dans la création avec un e-commerce et les marchés : Tamahook and Co.
🧪 L’ordonnance intuitive : nourrir mon cerveau en faillite
🍏 C’est une formation sur l’acné avec Marion Lecoin qui m’a ouvert la porte de la nutrition. Puis j’ai compris l’importance de la glycémie et du métabolisme avec l’aide de Purple Belt Kitchen. Sans le savoir, on allait intégrer dans mon quotidien les nutriments sacrés pour mon cerveau neuroatypique :
- 💎 Magnésium & Vitamine B : Pour apaiser l’orage nerveux.
- ⚡ L-Tyrosine : Pour la dopamine et l’élan vital.
- 🛡️ Zinc & Oméga 3 : Pour réparer le temple physique.
- 🌊 L-Théanine : Pour canaliser l’anxiété.
🦅 Le grand saut : plaquer tout pour sauver sa peau
🤖 Malgré la nuit noire que je traversais, je continuais d’être une machine : maîtresse de maison, girl boss, amoureuse, sportive… Je n’avais que trois jours de repos par mois. Mon cerveau était en surcharge permanente. Je me tenais debout chaque jour pour mon chien, seul phare inébranlable dans le noir depuis le début.
🐾 Entre les gardes de chiens malades la nuit, le rythme effréné des commandes et la gestion quotidienne des réseaux sociaux, je tenais mon couple et mes business à bout de bras. Mais mon quotidien était devenu un calvaire. Ces mots sont durs car je m’étais construite la vie « la plus facile possible », en travaillant depuis la maison, à mon rythme… enfin, plutôt celui que la société impose pour payer les factures.
💥 J’ai senti le troisième crash arriver après un été sans sommeil.
Je savais que je ne survivrais pas à une nouvelle chute.
Alors, pour sauver ma peau, j’ai tout plaqué.
🧭 Conclusion : La liberté comme seul remède
🦋 Aujourd’hui, à 34 ans, je ne cherche plus à entrer dans une case. Mon cerveau en arborescence et mon hypersensibilité ne sont pas des failles : ce sont mes boussoles. Le voyage en solo n’est pas une fuite, c’est un retour à la maison, la vraie : celle que je transporte à l’intérieur de moi.
🔮 Ce terme à la mode… le TDAH, on en entend parler à tous les coins de rue ! Et puis, mon âme sauvage refusait d’être mise en boîte. Mais j’ai fini par comprendre : nommer les choses, ce n’est pas s’enfermer, c’est s’offrir la clé de son propre royaume. En refusant de me documenter, j’ai erré dans l’incompréhension alors que maintenant je peux enfin décoder mes phases de flow créatif et mes crashs de surcharge… c’est simplement le mode d’emploi de ma magie.
💫 Si tu te reconnais au bord du gouffre, sache que l’Univers ne t’envoie pas d’épreuves par hasard. Tu peux surmonter tout ce qui se présente car tu as les clés en toi. Ce sont des rendez-vous avec toi-même. Écoute ton corps, il connaît le chemin de ta liberté.
🐾 Mon voyage est aussi un hommage et une ode à l’amour qu’on se porte depuis 13 ans avec Bamboo. Il est mon phare, mon radeau, mon témoin silencieux. C’est notre dernier grand voyage et je chéris chaque souvenir que nous créons ensemble.
🌈 C’est un espace de reconstruction, d’apprentissage, et c’est un nouveau chemin que j’ouvre.
💬 Si tu as toi aussi des clés, des conseils ou un témoignage à partager, mes commentaires te sont grand ouverts. Je sais qu’ils aideront les lectrices de passage ici à se sentir moins seules.
⚠️ Note importante : Je ne suis pas médecin. Cet article retrace mon propre parcours de six ans de douleur psychique. Si tu te reconnais dans ce récit, je t’invite avec douceur à te faire accompagner par des professionnels compétents.








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