🧭 Rencontre avec Gigie : La vie à pleines dents à 74 ans
✨ Découvrez l’histoire de Gigie, une bretonne passionnée de pêche qui n’a pas hésité à prendre le volant de son destin pour transformer sa solitude en une aventure vibrante.
👤 1. Présentation & Parcours
👋 Identité : Je m’appelle Ghislaine pour l’état civil, mais en vrai, je suis Gigie ! Je m’approche de mes 74 ans… mais dans ma tête, j’en ai 30 de moins !
🚐 Mode de vie : Je voyage seule en camping-car six mois par an depuis 2020, après le décès de mon mari avec lequel j’ai énormément voyagé entre 2004 et 2019.
💼 La vie d’avant : Nous avions un terrain de camping en Bretagne. Lorsqu’on était en activité, on partait les mois d’hiver en Espagne, au Portugal et au Maroc. Puis, les enfants ayant repris le camping en 2009, nous avons élargi nos découvertes aux pays du Nord.
🌍 Le carnet de route : Jusqu’à maintenant, je me suis contentée de l’Espagne, du Portugal et du Maroc en solo. Mais l’année prochaine, je compte retourner en Scandinavie en mai et juin pour pêcher le cabillaud… Et oui, je suis passionnée de pêche ! Si je ne pars pas au printemps ou en été, c’est parce que j’ai un bateau au mouillage à Erquy et que je passe tout mon temps en mer. 🎣
💡 2. Le Déclic & Le Passage à l’Action
⚡ L’appel du départ : Il s’est imposé à moi dès le départ de mon mari. Nous avions changé de véhicule trois mois plus tôt, passant d’un grand double essieu à un fourgon afin que je puisse le conduire. Je devais devenir le chauffeur de Monsieur après m’être fait promener pendant tant d’années par un « pilote d’élite » qui ne me laissait jamais le volant !
🛣️ Le passage à l’acte : Un mois après son décès, je suis partie faire un tour de Bretagne sur les traces de nos petits coins favoris pour prendre mon véhicule en main. Surprise : ça se passait super bien ! Route, manœuvres, arrêts sur des spots fréquentés… Seules les soirées étaient difficiles après 50 ans de vie à deux.
❤️Aujourd’hui : Maintenant, je me régale dans mes voyages. Je revois, sans plus pleurer, toutes ces routes faites à deux : ce restaurant où nous avions mangé, ce lac où j’avais pris de belles perches, ou ce vilain radar qui nous avait flashés !
📅 Équilibre : Ma vie est bien réglée : 6 mois en Bretagne pour profiter de mes 4 enfants et 8 petits-enfants, et 6 mois en vadrouille où je retrouve régulièrement des amis camping-caristes. Je ne tiens pas en place et je ne reste jamais longtemps au même endroit !
🛡️ 3. Apprivoiser l’Inconnu
🌈 Peurs : Je crois que je n’en avais aucune ! Peut-être parce que j’étais anesthésiée par le départ brutal de mon mari et qu’il était vital de bouger pour ne pas sombrer. Et puis, après avoir passé 10 jours dans le coma en 2018 et en être sortie miraculeusement, je me dis que j’attaque ma deuxième vie et que plus rien de grave ne peut m’arriver.
🌙 Sécurité : Pour les nuits, je recherche toujours des endroits sécurisés : campings, aires de camping-cars ou spots sauvages, mais jamais seule.
👪 L’entourage : Mes proches ont été très étonnés de me voir prendre le volant si rapidement. Mes enfants, sûrement inquiets, prenaient de mes nouvelles en permanence, jusqu’à ce que je leur demande de me laisser un peu tranquille ! Je pense qu’ils avaient compris que mon départ précipité servait aussi à leur cacher ma détresse.
✨ 4. La Route de l’Âme
🛠️ Solitude choisie : Dans ma vie solitaire, je dois tout gérer : itinéraire, arrêts, santé, pannes… En Bretagne, mes enfants sont toujours disponibles pour m’assister, mais sur la route, je suis ma propre chef.
🎨 Rituels : Je ne m’ennuie jamais ! Je tricote des doudous que je distribue. Au Maroc, je cuisine des tajines et je fais des conserves (confitures, ratatouilles, bonites au naturel ou à l’escabèche…). Et bien sûr, je pêche ! 🎣
🍻 Magie du chemin : Les rencontres comptent beaucoup pour moi ; j’ai de nombreux souvenirs d’apéros très sympas !
⛈️ 5. Les Défis du Terrain
🤒 Galère marquante : Au Portugal, je devais chercher ma petite-fille à l’aéroport et boum : réveil avec le Covid et 39,9 de température. Heureusement, j’avais rencontré Evelyne, une autre femme voyageant seule, qui s’est occupée de Mélisse le temps que je me remette sur pied.
⚙️ La panne : Dès que j’ai pu reprendre la route, mon Malibu s’est stoppé net en pleine ville ! Des jeunes charmants m’ont poussée jusqu’à la place de l’église. La boîte automatique était cassée. Le camping-car est resté une semaine au garage. Par chance le camping voisin loue des appartements où nous nous installons avec ma petite fille puis on a visité les environs en bus et en taxi. Une vraie aventure !
🚐 Le véhicule : C’est un fourgon de 6,46 m avec lits jumeaux. Il est très confortable. Comme il est en poids lourd, il a une cuve de 120 litres de gasoil, ce qui est super pratique à l’étranger.
💌 6. Ton message pour celles qui hésitent
🔥 Le conseil sacré : Vas-y, ne te pose pas trop de questions. Si c’est ton désir, fais-le. La vie est bien trop courte pour ne pas la vivre à plein. Si, comme moi, tu t’entends bien avec toi-même, fonce : tu ne te décevras pas !
🎈 7. Le « Pêle-Mêle » léger
🚽 Logistique : WC chimiques, mais sans chimie ! Vidés tous les jours.
🦟 Compagnie : Voyage 100% solo… sauf pour les insectes à 6 pattes qui occasionnent parfois des « safaris mosquitos » !
🐫 Animal Totem : Si mon véhicule était un animal, ce serait un dromadaire. Il aime le désert et quand il boit, j’ai l’impression qu’il ne va jamais s’arrêter ! Je l’ai appelé « Kaar Sam » (ce qui veut dire « Camion » en breton).
⚓ Gigie, c’est la preuve vivante qu’il n’y a pas d’âge pour s’offrir une seconde naissance.
🌊 En refermant ce récit, on comprend que la vie est comme la mer : peu importe les tempêtes passées, il y a toujours un nouvel horizon à atteindre et un cabillaud à pêcher. Gigie nous rappelle avec éclat que le deuil ne marque pas la fin du voyage, mais le début d’une route où l’on apprend enfin à être sa propre et plus belle compagnie. 🚐💨
Et vous, quel rêve attendez-vous pour enfin jeter l’ancre et oser la route ? 🧭✨













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